Quand l'inflammation pèse sur le moral

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Une inflammation du cerveau, en médecine une encéphalite, peut être déclenchée par un virus ou par le système immunitaire lui-même, lorsqu'il s'attaque au cerveau. Selon une revue de 101 études portant sur plus de 4 700 survivants, un peu plus d'une personne sur quatre souffre de dépression trois mois ou plus après la maladie. On trouve aussi des traces d'inflammation dans le cerveau en cas de dépression sans encéphalite : une étude de Toronto a constaté en 2015, chez 20 personnes en épisode dépressif, une valeur d'un marqueur des cellules immunitaires activées du cerveau supérieure en moyenne d'environ 30 % à celle de 20 personnes en bonne santé. Dans le sang des personnes dépressives, les concentrations des molécules pro-inflammatoires IL-6 et TNF-α sont en outre plus élevées en moyenne. Ce sont justement des molécules de ce type qui provoquent, lors d'une infection, la sensation typique d'être malade : repli sur soi, épuisement, aucune envie de rien. Si la dépression ressemble parfois à une grippe, il y a donc peut-être une raison physique. Ce qui vient en premier, l'inflammation ou la dépression, n'est pas encore établi, et cela fonctionne probablement dans les deux sens.

Sources